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Musique

Par Thierry Aoudja13 septembre 2009publié à 15:45 dans se divertir

Quand l'usage fait loi

Il ne serait pas inutile de mettre face à face le sempiternel (voire passéiste) débat sur le téléchargement illégal et l'émergence d'un nouvel usage d'écoute de musique en ligne particulièrement développé chez « nos jeunes » : à savoir, le streaming (1) — dont Deezer est le plus célèbre représentant français.

En d'autres termes, à quoi sert de télécharger (ou pire d'acheter) un morceau quand on peut l'écouter en direct, GRATUITEMENT, quand on veut, et surtout — depuis que l'ordinateur est devenu mobile — où l'on veut... ? Et tout ça, le plus légalement du monde ?!

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Flickr, Gaboun

Décidément, le « besoin » de télécharger (légalement ou illégalement) n'a déjà plus de raison d'être ; et l'arrivée de la radio numérique (prévue fin 2009) risque de mettre tout le monde d'accord.

L'usage (la mode) du téléchargement illégal disparaitra ainsi naturellement...

(1) streaming ou "écoute en ligne", terme plus officiel .

Par Thierry Aoudja06 mars 2009publié à 18:01 dans se divertir

Le disque d'or

Deux constats récents (et impitoyables) lus ça et là, sont à mettre en perspective : d'une part, la mort annoncée du CD audio et d'autre part le grand retour du Vinyle. Cette imprévisible régression — du numérique vers l'analogique —, unique dans l'histoire des supports (histoire restant à écrire), ne serait que comique si elle ne démontrait pas, par ailleurs, les erreurs non assumées (et surtout non avouées) des majors vis à vis de l'évolution des médias — à prendre ici dans le sens de « prolongement de nos sens ».

Dernière erreur en date, et non des moindres, leur célèbre refus résistance à intégrer le web dans leurs modèles économiques — sous la houlette de l'implacable Pascal Nègre —, et leur incurable surdité vis à vis des nouveaux usages de la musiquenomadisme, échangisme, individualisme, fétichisme, communautarisme, etc… Le nombre de disques vendus par un artiste restent pour l'industrie musicale l'ultime et seul critère, issu de l'ère préhistorique — celle du disque d'or.

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Flickr, Thomas Hawk

Parallèlement, depuis l'invention du Walkman et de son casque ultra léger — vers la fin des années 1970 av. J.C. —, l'homo sapiens n'a jamais autant écouté de musique. Deux raisons à cela, qui n'ont cependant rien d'artistiques : d'une part la pollution sonore — besoin (et non envie) de s'isoler, d'éviter le bruit des autres — et d'autre part le besoin primordial de s'affirmer, de se différencier.

S'isoler et exister à la fois : fâcheuses tendances de notre vie métropolitaine que les opérateurs de téléphonie (eux) ont bien compris qui à travers la mobilité nous vendent plus l'image du baladeur (plus fun, plus nomade, plus individuel) que celle plus vieillote du téléphone ; intelligence et stratégie suprêmes : le succès de l'I-Pod ne servant qu'à ouvrir la voie à celui de l'I-Phone. La musique est désormais à considérer comme un besoin naturel que seule l'industrie musicale n'a pas encore intégré.

(1) Nous avons eu droit dernièrement à toutes sortes d'Etats Généraux — que j'aime qualifier à mes heures d' « Etat généreux » — sauf à ceux de la musique. Il est clair que repris dans les futurs manuels d'histoire la tenue des « Etats Généraux de la musique » ne ferait pas très sérieux… Et pourtant…

Publié à 18:01commentaires lien permanent

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Par Thierry Aoudja31 octobre 2008publié à 11:47 dans se divertir

Le juste prix

Le Sénat — dont voici le pitoyable site, très « fin de siècle » — a confirmé hier que la connexion Internet des « personnes » téléchargeant des œuvres de manière illégale, serait suspendue — après avertissement par mail, puis par lettre recommandée.

Ne nous reste plus qu'à passer nos nuits à télécharger consciencieusement la discothèque idéale avant de recevoir le premier avertissement — voire le second pour les plus téméraires d'entre nous… ou ceux qui préfèrent quitter le pays.

Ajuster les prix à la réalité du marché (b-a-ba du commerce) aurait été une bien meilleure solution économique ; les « personnes » suspendues resteront à jamais des consommateurs perdus…

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Flickr, Baijg

De toute évidence, on aurait du mal à nous expliquer comment un album téléchargé par nos soins coute quasiment le même prix qu'un album normal, sans distribution, ni magasin, ni vendeur, ni caissière, ni surveillant, ni pochette, ni boitier, ni CD… ?!

Chacun sait que la distribution d'un produit — quel que soit le produit —, coute déjà environ la moitié du prix de revient ; la gratuité semble alors bien plus près du prix réel.

Un exemple terrifiant : l'album de Bénabar « au grand Rex », 2 CD en plastique prix Fnac 13 euros, le même en téléchargement sur Starzik 14,99 euros, et pire encore, 19,99 euros sur le site du VirginMegaWeb.

Bah, comme la presse et les banques, l'industrie du disque ne croit pas à Internet, ennemi public numéro un !

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