Par Thierry Aoudja25 novembre 2008publié à 14:50 dans perspectives
La loi des séries
Pour lutter contre la baisse sensible de fréquentation de leur audience (au profit entre autre d'Internet, l'ennemi juré), les chaînes généralistes ont décidé depuis quelques temps de ressortir de leur sac à malice un atout récurrent et hautement stratégique (depuis Belphégor) : la série.
De l'aveu même du « serial writer » Marc Herpoux (scénariste des oubliés, France 3) : « Plus la concurrence avec Internet sera rude, plus les chaînes devront proposer des rendez-vous réguliers ». Combat pour le moins grotesque à l'heure de la multiplication des écrans et de la VOD. Mais bon…
Malgré tout, cette tactique présente deux points forts non négligeables : la répétition (fondement même de la publicité) et l'addiction d'une audience toujours plus nomade, plus jeune, plus versatile ; utilisant parfaitement le concept de rendez-vous — souvent hélas le seul concept —, le « feuilleton télé » devient l'objet de séduction du sédentaire.
A propos, de ce concept de rendez-vous, qu'en est-il sur Internet ?

Flickr, Gufu
Quels sont les lieux voués à la répétition sur le web ? Où sont les services addictifs ? Quid des rencontres périodiques entre une marque et son audience sur Internet, média avant tout relationnel ? La réponse se situe peut-être justement du côté des sites de médias (presse en ligne) : périodiques (un magazine est par nature périodique) et « fidélisants » (l'actualité est aussi un feuilleton).
Partant de là, pour développer sur le web les deux forces de la série (répétition, fidélisation), les marques n'auraient-elles pas tout intérêt à envisager leur (futur) site Internet comme un véritable site « média » (MON propre média dédié à MON propre territoire), renforçant du même coup la légitimité de ce territoire. Marques, mais aussi collectivités locales, comme neo05 l'a fait récemment avec la ville de Pau.
A suivre…
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Commentaires
Publié le 26 novembre 2008 à 16:26 par Gil (strategic-content.blogspot.com)
Grotesque effectivement. Orange serait-il le seul opérateur/diffuseur à voir clair dans l'avenir de la consommation de contenus ? En tout cas, ça n'est pas du côté des chaînes hertziennes que la véritable convergence va opérer...