Le poids des mots, le choc des photos
Aussi étrange que cela puisse paraître, selon le très sérieux cabinet Poynter, les gens (normaux) s'intéresseraient d'abord aux photos lorsqu'ils feuillettent un magazine papier (au détriment des textes), et aux textes lorsqu'ils surfent devant un écran ; sur Internet, la traditionnelle photo illustrative (vue et revue, souvent très moche et surtout redondante) perturberait donc la lecture.
Pour cette noble raison (où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir), Screenstory a choisi de ne placer ici que des photos n'ayant aucun rapport direct avec l'article concerné.

Flickr, Mezone
A y réfléchir de plus près, ce phénomène (priorité à l'image dans la vraie vie) se constate aisement : observez un lecteur de magazine (dans la salle d'attente d'un dentiste par exemple), vous le verrez parcourir (nerveusement) son magazine en ne s'arrêtant que sur les photos (le choc des photos), puis lire l'article selon son humeur… et la grosseur du titre (le poids des mots).
Le récent changement de devise de Paris-Match (exit désormais « le poids des mots, le choc des photos » remplacé par un trivial « la vie est une histoire vraie ») rapproche certainement l'hebdo mythique des années 50's de la nouvelle presse people (dont il reste l'inventeur), mais l'éloigne de l'esprit visionnaire de ses fondateurs.
Bonne lecture donc.



