Par Thierry Aoudja31 octobre 2008publié à 11:47 dans se divertir
Le juste prix
Le Sénat — dont voici le pitoyable site, très « fin de siècle » — a confirmé hier que la connexion Internet des « personnes » téléchargeant des œuvres de manière illégale, serait suspendue — après avertissement par mail, puis par lettre recommandée.
Ne nous reste plus qu'à passer nos nuits à télécharger consciencieusement la discothèque idéale avant de recevoir le premier avertissement — voire le second pour les plus téméraires d'entre nous… ou ceux qui préfèrent quitter le pays.
Ajuster les prix à la réalité du marché (b-a-ba du commerce) aurait été une bien meilleure solution économique ; les « personnes » suspendues resteront à jamais des consommateurs perdus…

Flickr, Baijg
De toute évidence, on aurait du mal à nous expliquer comment un album téléchargé par nos soins coute quasiment le même prix qu'un album normal, sans distribution, ni magasin, ni vendeur, ni caissière, ni surveillant, ni pochette, ni boitier, ni CD… ?!
Chacun sait que la distribution d'un produit — quel que soit le produit —, coute déjà environ la moitié du prix de revient ; la gratuité semble alors bien plus près du prix réel.
Un exemple terrifiant : l'album de Bénabar « au grand Rex », 2 CD en plastique prix Fnac 13 euros, le même en téléchargement sur Starzik 14,99 euros, et pire encore, 19,99 euros sur le site du VirginMegaWeb.
Bah, comme la presse et les banques, l'industrie du disque ne croit pas à Internet, ennemi public numéro un !
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Commentaires
Publié le 03 novembre 2008 à 20:33 par Greeb (strategic-content.blogspot.com)
Le choix du terme "industrie du disque" est très adapté... Car c'est le seul secteur de l'industrie musicale qui subit l'érosion de son marché. (http://www.numerama.com/magazine/10498-Crise-de-l-industrie-musicale-les-vrais-chiffres.html)